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jeudi 11 novembre 2010

Une rentrée très ciné !

Pourquoi ? Parce que des films on peut dire que j'en ai vu. Et des bons ! Septembre & Octobre ont été excellents !

Alors voici la liste de mes nouveaux films préférés :

Numéro 1 : Les amours imaginaires de Xavier Dolan. Parce que je trouve que ce jeune cinéaste québécois est un vrai prodige. Parce que j'avais adoré son premier long métrage J'ai tué ma mère. Parce que j'aime ses cadrages, son sens du ralenti et son écriture. Parce que j'ai vécu des amours imaginaires. Parce qu'on se retrouve forcément férocement dans ce film, dans cette histoire. Parce que pour ne rien gâcher les acteurs sont beaux. Parce que j'aime quand la forme prends le pas sur le fond. Après tout le cinéma n'est-il pas censé être un art ? Quel mal y-a-t-il dès lors à vouloir que ce qu'il se passe à l'écran soit beau, stylisé, esthétique ? De la peinture en mouvement comme Kill Bill Vol.1

Numéro 2 : The social network de David Fincher. Il m'a retourné. Littéralement. Pourtant il ne s'y passe rien. Ce n'est pas un film d'actions, ce n'est pas un drame à proprement parlé, ce n'est pas une comédie. Mais c'est un film de genres à parte entière. Parce que l'invention de Facebook est pour moi l'évènement le plus important depuis que l'homme a marché sur la lune. Bon, j'exagère. Mais c'est en tout cas l'évènement le plus important des années 2000, avec l'élection d'Obama et la chute des Twin Towers, sans aucun doute. Bref. Ce film est un CHEF-D'ŒUVRE ! Tout y est : le cadrage, le scénario, la musique ultra contemporaine, etc. Les amies avec qui j'ai vu ce film l'ont beaucoup aimé également. Peut-être que je m'emporte à propos de ce film mais je ne peux m'en empêcher, j'ai l'impression qu'il en dit tellement long sur les relations humaines et sur notre génération. Définitivement à voir absolument !

Numéro 3 : Potiche de François Ozon. Bon. Toutes les critiques sont excellentes. Tant mieux parce que je ne sais pas être objectif avec Ozon. Je le vénère comme un dieu depuis que j'ai vu 8 femmes. J'ai vu tous ces films. Celui-ci n'échappe pas à la règle. Il est hilarant ! Deneuve est splendide. Encore ! Ozon s'amuse et moi aussi. L'ouverture du film avec le format tellement 70's, la musique et le reste. Vous savez dès les premières minutes que vous êtes devant un ovni que seul Ozon sait faire, que vous allez aimer et passer un bon moment. Quand en plus vous avez la chance d'assister à une avant-première en présence du réalisateur et de son actrice... c'est royal !

Numéro 4 : Les petits mouchoirs de Guillaume Canet. Un film sur l'amitié. Sur les amis. Est-on devenu amicalement dépendant ? Je me posais la question ce soir après avoir revu Sex & the City 2, cette série nous a fait "croire" que pour survivre il fallait compter sur ses amis. Que se passe-t-il quand on ne peut plus communiquer avec eux ? Guillaume Canet nous montre ce qui peut arriver. D'aucunes reproches au film d'être trop long, que ces amitiés ne tiennent pas la route, que la fin est trop larmoyante, etc. Moi, j'ai accroché tout de suite. Bien sûr que j'ai pleuré énormément, mais n'est-ce pas aussi ce qu'on demande au cinéma ? D'être un exutoire ? Et puis il y a l'apparition du beau Maxim Nucci alias Yodélice. Je vous reparlerais de lui et de Simone...

Numéro 5 : Mange Prie Aime de Ryan Murphy. Pour le créateur de Nip/Tuck et Glee. Et puis ne mentons pas, pour le plaisir de retrouver Julia Roberts. Ah, il y avait aussi James Franco... Contrairement aux critiques, j'ai trouvé le film assez bon. J'avais peur de ne pas pouvoir m'identifier au personnage mais on passe rapidement sur le fait que Julia Roberts est Julia Roberts et si vous ne faites pas une fixette sur ses lèvres, vous passerez un bon moment. Les paysages sont magnifiques, les cadrages et la photographie très "classieux". Certes c'est une carte postale, mais une belle carte postale. Et personnellement c'est une chose dont je rêve régulièrement... aller voir ailleurs si j'y suis...

Numéro 6 : Kaboom de Gregg Araki. C'est une explosion. De couleurs, de sexe, de jeunesse américaine, de délires sous diverses drogues, de paranoïa. C'est un style, c'est particulier. Il faut aimer. Si vous connaissez et aimez les romans de Bret Easton Ellis alors c'est aussi fait pour vous. C'est complètement décomplexé, c'est du fun, du fun, du fun ! Une fin abrupte, des dialogues ciselés avec des répliques tordantes. Au passage, on se rince l'œil. C'est je crois avec le suivant je crois, un cinéma plutôt "gay". Je ne sais pas si en tant qu'hétéro on peut aimer ça.

Numéro 7 : Homme au bain de Christophe Honoré. C'est aussi un cinéaste majeur. Mais je ne l'aime généralement pas trop. Mais là, le film est chouette, la pornstar François Sagat y est pour beaucoup, il faut bien le dire. Je n'ai pas trop su quoi penser à la sortie de la séance. C'était un peu du porno déguisé. On n'a pas l'habitude au cinéma de la nudité masculine frontale. Posez-vous la question. Quand avez-vous jamais vu un pénis en érection au ciné ? Réellement montré, pas suggéré. Je crois que ça se compte sur les doigts d'une main. Du coup, on ne sait pas comment réagir. Ça m'a plût cette "franchise" des corps, des relations biaisés par le sexe.


Le film que j'ai détesté ? Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois. Un film long et austère. Absolument pas palpitant. Je n'ai pas compris l'engouement autour de ce film. Je suis passé à côté, je pensais vivre un grand moment d'émotion et de cinéma. Au lieu de ça, je me suis ennuyé terriblement. Le film est poussif, la réalisation plus qu'inégale. Plutôt mauvaise même. Certes Xavier Beauvois a un sujet et c'est tout. Je suis très vexé car je pense ne pas avoir compris le film. C'était une très, très grande déception.

+++ Rattrapage DVD : Agora d'Alejandro Amenàbar. Souvenez-vous c'est lui qui nous avait offert déjà Les autres avec Nicole Kidman. Ici enfin un péplum de qualité qui ne se contente pas d'être un péplum et qui propose un vrai point de vue, une vraie thématique. À savoir, les débuts du christianisme, le combat de la religion contre la science. À quel point l'Homme peut-il être odieux ? J'ai trouvé le film assez dur et terriblement pleuré pendant la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie...

vendredi 7 mai 2010

Bang bang


Je m'en souviens pratiquement comme si c'était hier. J'étais dans une salle de cinéma. J'allais voir pour la première fois un film de Quentin Tarantino sur les conseils d'une amie. Les lumières se sont éteintes. Les premières notes de la musique ont résonné dans l'immensité de la salle de cinéma. Sur l'écran est apparue l'image. En noir & blanc, simple, pure, belle. Le visage de la mariée ensanglanté. Puis le coup de feu, le sursaut. C'est un début de film marquant, donnant incroyablement le ton du film et du style de Tarantino. Puis le générique sur cette même chanson.

Cette chanson je l'ai retrouvé quelques temps plus tard. Il s'avérait que la version de Nancy Sinatra dans Kill Bill Vol.1 n'était pas la seule. C'est ainsi que j'ai découvert celle de Sheila. Cette version française c'est dans un autre film que je l'ai également découverte, dans un court-métrage qui m'a marqué et que je vous recommande fortement. C'est une robe d'été de François OZON.


François OZON... c'est ma découverte. C'est le choc. Je suis au lycée et un jour je vais voir 8 femmes au cinéma. Ce fut un choc. Une révélation. Depuis j'ai vu tous ses films, courts, moyens et long-métrages. Si certains sont splendides et mieux réussi que d'autres, il y a une ligne conductrice certaine qui se dégage de sa filmographie, une cohérence dans son œuvre, dans son renouvèlement constant.

Je vous conseil vraiment : Sous le Sables / 8 femmes / Swimming Pool / Cinq fois deux / le temps qui reste / le Refuge. Bon en fait je vous les conseil tous. Les autres sont disons moins faciles d'accès. Notamment Ricky, qui est cependant un des films préférés de ma petite sœur. C'est une belle fable, un beau conte. Avec une fin pleine de poésie et à l'interprétation libre, comme la fin de Swimming Pool d'ailleurs.

Puis cette chanson je viens enfin de la retrouver à nouveau dans un film. Dans une bande-annonce pour être plus précis. Celle des amours imaginaires de Xavier Dolan. Xavier Dolan vous en avez peut-être entendu parler. C'est ce jeune auteur/réalisateur/acteur québécois qui a fait sensation l'année dernière sur la croisette avec J'ai tué ma mère et qui y revient cette année avec Les amours imaginaires.

Je n'ai jamais vraiment eu de relations conflictuelles avec ma mère pourtant son film m'a touché. Il m'a même retourné. Et cela faisait extrêmement longtemps que je n'avais pas vécu un truc pareil au cinéma. Il fait du cinéma comme on fait une thérapie. Il s'en défend. Mais pourtant tout est là. Vibrant. C'est éclatant de vérité. Et de beauté. Je ne sais pas vous mais j'ai toujours été sensible à l'esthétisme, à la beauté des images. Si bien que parfois lorsque la forme prend le pas sur le fond, ce la ne me dérange pas, contrairement à beaucoup de personnes.

Bref. Voilà un autre film que je vous recommande chaudement. Surtout si vous aimez le beau. Sans doute cette amour de l'esthétisme me vient de mes années d'études en Histoire de l'Art. Xavier Dolan et François OZON filment comme on vit. Ça respire, ça tousse, c'est dur, c'est heureux, c'est froid, c'est chaud, c'est l'art qui imite la vie.

Tarantino lui filme comme on peint un tableau. Kill Bill Vol.1 est selon moi un tableau. Une peinture mouvante, vibrante également. Composition, éclairage et le reste... il ne dépareillerait pas dans un musée d'art contemporain et aurait sa place.